vendredi 8 octobre 2004

23 juillet 2008

récit d'une folle journée

Comme tous les vendredis, je quitte Nimes(où je livre trois intermarché), pour aller sur Arles faire mes livraisons.

Quand j'ai l'inter de Caissargues, je ne met pas ma ceinture pour cinq minutes de route , je la juge inutile et perte de temps, s'il en est.Donc allant sur Arles, je boucle ma ceinture et je m'egage dans la rue H Vidal pour arriver sur la rocade et prendre l'autoroute pour Arles.

Je regarde l'heure sur le tableau de bord du camion, il est 05h40 "impec je me dis à 06h00, je suis en Arles.Et là un grand choc à l'arriére droit du camion me fait sursauter, je regarde dans le rétro , et je vois des flammes à l'arriere le temps de comprendre, le camion part en tete à queue, et se couche sur le coté gauche. Je vois le rétro gauche explosé contre la vitre, la route est en feu, je prend tout ce qu'il y avait dans la cabine sur la figure. J'entend des explosions , qui viennent de dehors et une au dessus de moi, et des flammes entre dans la cabine. Je détache ma ceinture , je me lève , et essaye de faire sauter le pare-brise, qui resiste à mes coups de pieds. Je décide donc de sortir par la porte du passager au dessus de moi , je l'ouvre , et je prend une grosse bouffée de chaleur du frigo ,Qui est en train de bruler. La porte me retombe dessus vu son poids , et j'entendz une voix ,qui me dit "allez-y sauter" je ressort , et je vois en bas un boulanger avec son extincteur , qui me fait un pare-feu entre moi et le frigo, qui brule de plus belle ( tu parles charles ,gas oil, huile plus du gaz, cela ne demande qu'a brulé)une fois sur le coté du camion , je saute sur la route protéger par le boulanger et son extincteur.

J e me relève et là seulement là, je vois une voiture sur ma gauche, et un mec en sang, qui me supplie de sortir son pote de la voiture. Je lui dis de ne pas le toucher, ça pourrait etre dangereux pour lui. Et là une explosion plus violente, que les autres nous fait nous éloigner de la voiture (j'avais fait le plein des deux réservoirs avant de partir, donc il y avait deux cents litres de G-O).

C'est  à ce moment, que j'ai réalisé , que j'avais été percuter par une voiture.


Qui devait rouler vite, trés vite, pour retourner un camion de 12 tonnes, il faut y mettre du sien, mais enfin le rapport de police le dira.

Je vous passe l'arrivée de la police, des pompiers, des ambulances les controles habituels dans ces cas là (controle alcolémie négatif pour moi) et le camion brulait toujours les jambons allaient etre trop fumés et les saucisses trop grillées.

A l'hopital de Nimes les toubibs et infirmières (aussi belles, que dans URGENCES) m'ont fait tout comme dans le feuilleton tension, poul, saturation, qui était un peu basse à leur gout, alors ils m'ont mis sous oxygène pour la faire remonter, mais pas de chimie, nfs et iono.

Aprés une heure d'observation, il me mettait à la porte(1ère fois, que je suis heureux d'etre viré de quelque part). Il est 7h45, un peu plus de 2 heures aprés l'accident.Maboite envoie quelqu'un pour me quérir, et nous repassons sur les lieux de l'accident, le camion est en train de se faire embarquer par un dépanneur, et on fait des photos(que vous verrez, dés que je les aurai.

Me voilà en Avignon à la boite où je fait avec le concours de la chef comptable les divers papiers pour les assurances. Pour le moment je me souviens de tout, les moindres détails reviennent vite à l'esprit, clairement et sans angoisses particulières, j'en parle comme d'un mauvais souvenir. Je téléphone à un serrurier pour ouvrir ma porte mes clés ayant fondues, et je rentre chez moi; je me met à table ,il est midi et demie R.A.S.

Mais dans l'aprés-midi ce sont d'autres images, qui vous reviennent à l'esprit, tout les détails sont encore présents et plus que jamais ,ils vous hantent au point de penser au conséquences , si je n'avais plus sortir du camion, et c'est là maintenant, à ce moment précis angoissses extrèmes, que tu sais , que dans le camion, quand tu cherchais  à sortir, que tu as revue toute ta vie. Sur le coup , tu n'y pnse pas mais aprés, que tiut te reviens en mémoire, et la c'est abomminable la souffrance, que tu endures.Les parents sont passés me voir se suis aller rechercher ma voiture au dépot, et suis allé chez mon pote Roger, pour en parler et pour décompresser et tout oublier.On a bu un coup regarder un extrait d'un film de cul, et je suis rentré, et j'ai bien dormi, j'ai pas eu de mal à m'endormir , mais à trois heures du matin angoisse, ce putain de réveil se met à sonner, car j'avais oublier de le débrancher(quel con, je fait).

Voilà ma journée du vendredi 8 octobre 2004.

Quel place va t'il avoir dans ma mémoire, je ne le sais encore. Ce n'est pas la première fois, que je frole la mort, mais je naviguai, cette peur était partagées entre nous tous à bord, nous étions notre propre soupape de sécurité, nous nous comprenions, nous connaissions les risques du métier, nous les acceptions bon gré mal gré. Mais là je suis seul à le partager alors j'en parle là ou là et meme ici, mais putain que ça fait du bien.

Il est 15h30, on est samedi 9 octobre 2004, j'ai fini d'écrire, je vais aller faire ma vaiselle, me laver, car ce soir je sors au restaurant avec tout le personnel de la boutique, et demain c'est le salon, où l'on présente les produits de noel à nos clients, et moi je serai au bar comme tous les deux ans.

Veuillez m'excuser, si vous avez eu les boules , mais il fallait,que je le fasse.

MERCI

Merci à tous ceux, qui vendredi m'ont apportés leurs soutiens, et ils sont nombreux

BENOIT

P.S: Pierre Dac a dit "je prèfere le vin d'ici, que l'au delà" il avait raison le bougre.

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Posté par galiote à 16:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]